Les pellets, l'avenir ?

En 2008, la prime de 250 euros à l’achat d’un poêle à pellets a été supprimée. Et pourtant, depuis cette date, l’intérêt du particulier pour ce mode de chauffage n’a cessé de croitre. Entre 2011 et 2012, la vente a augmenté de 100%. En Wallonie, plus de 30.000 appareils étaient en service fin 2012. En grande partie, ce sont les poêles qui ont le plus de succès, mais les chaudières commencent à équiper les habitations, en équipement dès la construction du bâtiment, mais également en remplacement d’une chaudière, souvent alimentées jusque là par le mazout. Cette hausse va encore se faire plus forte car, à côté de l’argument écologique, l’argument économique est l’un des moteurs du choix de ce genre de chauffage. S’il est vrai que le Belge est « frileux » quand au changement, qu’il possède des habitudes dont il a un mal fou à se débarrasser, il doit reconnaître, preuve à l’appui, que le poêle à pellet lui donnera un confort égal pour environ la moitié du prix du mazout ou du gaz.

Il est indéniable qu’une chaudière demande un emplacement au sol plus important qu’une chaudière « traditionnelle » mais, un chauffage par poêle individuel, installé dans une pièce de vie séduit de plus en plus les personnes qui aiment maitriser eux-mêmes leur confort. Remplis par sacs de 15 kilos, c’est un peu les gestes de l’indémodable feu ouvert ou du poêle à bois qui sont retrouvés par l’utilisateur qui retrouve ainsi la maitrise de la chaleur qu’il veut bien se donner. 400.000 tonnes de pellets sont produites sur sept sites en Wallonie et valorisent ainsi les déchets du secteur sylvicole et forestier. Ce granulé de bois est fabriqué à base de déchets sains, séchés et compressés. Les certifications Din Plus et En Plus garantissent le contrôle du taux d’humidité de pellet et assurent ainsi le bon fonctionnement de poêle ou de la chaudière.

Ecologique, renouvelable, à base de déchets et produit localement, le pellet est probablement une des alternatives à cette crise des combustibles annoncée, qui indéniablement, « nous tombera sur la tête » un jour ou l’autre.

A.Dechamps

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