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Le guide du peintre amateur

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Le guide du peintre amateur | Home Ardenne, idées déco et projets travaux

 

Dur dur de s’y retrouver lorsque l’on débute. Et pour cause, les étapes pour la réalisation, la méthode à utiliser et les différentes options ne facilitent pas la tâche. Marques de peinture, types de pinceau ou de rouleau, couleurs vives ou pastelles… Les dilemmes sont multiples et d’origines diverses, il y a donc de quoi s’y perdre.
Gardez la tête hors de l’eau grâce à Home Ardenne et ses conseils avisés.

Le moment où l’on peint

Première chose importante, il faut savoir que l’on ne commence pas à peindre quand on veut. En effet, pour un rendu le plus parfait possible, il faut respecter quelques étapes préalables. La première est qu’il faut choisir le moment de l’année ou du mois où vous allez peindre avec soin, et pas seulement pour votre propre confort.

S’il fait moins de 10°, on ne peut pas peindre car la peinture ne séchera pas, ou pas bien, surtout s’il fait humide. Au dessus de 25°, on constate l’inverse ! La peinture sèche trop vite et il y a plus de chance que des marques de passages apparaissent car la peinture n’a pas le temps de bien s’étaler et se répartir naturellement.

Il faut donc peindre quand les conditions climatiques le permettent, car il ne faut pas oublier non plus qu’il faut aérer la pièce peinte à causes des émissions qui peuvent sentir très mauvais et donner des maux de tête. On veille également à ne pas créer de courant d’air si l’on veut éviter les imperfections.

En résumé, vous devez opter pour une journée printanière sans pluie et sans vent où il fait environ 18° pour que les conditions climatiques soient optimales.

Autre point important, on doit toujours peindre un mur en une fois : pas question de commencer un pan et de revenir plus tard achever le travail.

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Le choix de la peinture

Autre point important, la peinture est ce qui vous garantit un résultat de qualité. Vous avez la possibilité d’opter pour trois types de peinture :

La peinture à l’huile ou “glycéro” qui est celle couramment utilisée par les professionnels. Elle est particulièrement odorante et soumise à plusieurs réglementations car elle est polluante. Elle est aussi plus compliquée à appliquer et son temps de séchage est très long. Cependant, ce type de peinture offre un résultat durable, car il est résistant et offre un rendu très esthétique.

La peinture à l’eau ou “acrylique” est une solution moins tenace dans le temps. Cependant, elle offre une simplicité d’application et un confort olfactif appréciable. Le séchage est également moins long que celui de son homologue. Elle est facilement lavable à l’eau et est moins nocive pour l’environnement. Un choix idéal pour les peintres amateurs qui ont soif de changement régulièrement.

Enfin, l’alkyde en émulsion aqueuse est une nouveauté intéressante à considérer car elle mélange les aspects positifs des deux autres types de peinture sans les inconvénients. Durabilité, pouvoir couvrant, absence d’odeur, séchage assez rapide… On craque !

Outre le type de peinture, la marque peut aussi avoir une influence sur la qualité du produit. Pour être sûr de faire le bon choix, vous pouvez opter pour des marques connues qui ont déjà fait leurs preuves, mais aussi pour des marques destinées aux professionnels. Elle ont le désavantage d’être plus chères, mais le prix en vaut la chandelle.

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Quelle quantité de peinture ?

Pour trouver la quantité à acheter, ce n’est pas très compliqué lorsque l’on a une calculette à la main.
La première étape est de calculer le périmètre de la pièce. On additionne donc la largeur et la longueur, que l’on multiplie par deux. Pour une pièce de 2 mètres sur 3, cela donne (2 + 3) x 2= 10 mètres.

Après, on va multiplier le périmètre par la hauteur. Reprenons notre exemple. Si la hauteur de la pièce est de 2, on va faire 10 x 2 = 20 mètres carrés. C’est la surface totale qu’il y a à peindre, fenêtres et portes comprises. On va donc les retirer de l’équation. On prend la hauteur que l’on multiplie sur la largeur, et on enlève ce résultat aux 20 m² obtenus précédemment. Pour une porte de 1.8 mètre sur 80 centimètres, on fait 1.8 x 0.8 = 1.44 mètres carrés, on les retire des 20 m², et cela nous donne 18.56 mètres carrés.

Enfin, la dernière étape est de calculer le nombre de litres de peinture. Pour cela, on a besoin du rendement de la peinture qui est noté sur le pot même. S’il est de 12, cela signifie que l’on peut peindre 12 mètres carrés par litre. On va donc diviser la surface de la pièce par ce nombre. Dans notre exemple, cela donne 18.56 divisé par 12, ce qui donne 1.5 litres. On multiplie ce chiffre par le nombre de couches, souvent 2, et le tour est joué ! Dans notre cas, il faudra 3 litres de peinture pour faire toute la pièce.

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La couleur de la peinture

Ce critère ne dépend que de vous et de vos goûts. Sachez cependant qu’un ton chaud rétrécira la pièce là où un ton froid l’agrandira . Ainsi, si la pièce est exiguë, il faudra surement mieux opter pour une couleur qui donnera l’impression qu’on a plus d’espace.

Evidemment, il est aussi possible de choisir deux ou trois couleurs. Pour cela, il est plus prudent de tester la couleur avant de l’appliquer. Les marques de peintures proposent souvent des pots “échantillons” de 100 ml que vous pouvez appliquer sur vos murs pour mieux visualiser. Cependant, nous vous conseillons de peindre un morceau de papier ou de carton blanc pour faire ressortir mieux la couleur, et surtout pour pouvoir la déplacer et la mettre à plusieurs endroits. Cela sera utile pour tester la réaction de la couleur face à la luminosité de l’ensemble de la pièce. N’oubliez pas non plus de la tester sous la lumière électrique de votre pièce, car cela est tout aussi important que la lumière naturelle.

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Et le rendu de la peinture ?

Outre la couleur, vous pouvez opter pour différents aspects : mat, brillant ou satiné.

Le mat est très tendance, mais ce type de peinture peut être difficile à laver, ce qui l’exclut des pièces comme la cuisine, la salle de bain, ou même la chambre d’enfant. Elle a cependant tendance à cacher les imperfections du mur.

Tout le contraire de la peinture brillante qui va plutôt les faire ressortir s’il y en a ! Autre point négatif, il faut mettre plus de deux couches pour que le résultat soit à la hauteur des attentes. Cependant, elle a tendance à renvoyer la lumière et elle est facile à nettoyer.

Enfin, le rendu qu’on choisit souvent est la peinture satinée. Elle convient à tous les endroits et à tous les supports sans exceptions.

Pensez aussi qu’il y a aussi les peintures à effets (sable, métal, béton…) qui refont leur apparition dans les magasins, ainsi que la peinture à fonction qui peut, par exemple, servir de tableau noir ou être métallisée pour accrocher des pense-bête.

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Le matériel du peintre amateur

Outre la peinture, il ne vous faudra pas forcément beaucoup de matériel pour peindre une pièce. Pour la préparer, on va avoir besoins de bâches en plastiques et de double-faces. Du ruban adhésif de masquage est aussi nécessaire.

Au niveau du mur, on peut avoir besoin de le lessiver avec un produit spécial, ou de le poncer pour enlever une première couche. De l’enduit pour reboucher les trous et une spatule triangulaire sont parfois nécessaires.

Pour la peinture en elle-même, il faut un pinceau fin qui nous permettra de faire les angles, un rouleau et un bac à peinture.
Du fil et de la craie peuvent également être ajouté au panier.

Petit conseil : si vous peignez de la brique, optez pour un rouleau à poils longs, sinon, choisissez toujours un rouleau à poils fins.

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La préparation du chantier

Cette étape est assez simple. Dans l’idéal, il faut tout enlever pour garder une pièce vide. Si cela n’est pas possible, on opte pour rassembler tous les meubles au milieu de la pièce et on couvre le tout d’une bâche pour éviter les projections de peinture.

Le sol devra aussi être bâché si on ne veut pas retrouver des taches de peinture un peu partout qu’il faudra nettoyer. On fixe le tout avec de l’adhésif double-face.

NB : dans le cas où ça arrive, laissez sécher la peinture, frotter l’excédent avec une palette et appliquer de l’eau savonneuse. Si cela ne fonctionne pas (dans le cas d’une peinture glycéro par exemple), appliquez du white spirit.

La préparation du mur

La première chose à faire est d’enlever les prises et autres obstacles présents sur le mur. Ensuite, on va nettoyer le mur. Il doit être propre, exempt de poussières et sec pour que la peinture accroche bien. Il doit aussi être régulier : pas question qu’il y ait des trous une fois qu’il est refait à neuf. On va donc utiliser de l’enduit pour les combler, et poncer les contours pour que le tout soit net.

Ensuite, on va poser le ruban adhésif de masquage aux endroits où l’on ne veut pas de peinture : plafond, interrupteur s’il n’est pas enlevé, radiateur, coin de la porte, fenêtre…
Si vous peignez les murs de couleurs différentes, vous devez aussi en mettre dans les coins pour ne pas déborder. Veillez à couvrir une superficie assez grande pour éviter les accidents.

Dans le cas où vous trouvez que le mur n’est pas apte à recevoir de la peinture, vous pouvez le tapisser avec de la fibre de verre. Cela permettra d’obtenir un mur lisse sans trop d’effort, surtout si elle est bien placée bord à bord.

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La sous-couche de peinture

Cette étape est très importante pour un résultat optimal. En effet, tous les murs n’ont pas le même pouvoir absorbant. Ainsi, s’il ne l’est pas assez, la peinture n’aura pas un bon rendu. S’il l’est trop, il faudra passer moultes et moultes couches pour que la couleur ressorte comme il faut.

La sous-couche, aussi appelée “primer” ou “primaire” permet de régler ce problème pour être certain que la couleur accroche suffisamment sans pour autant être absorbée dans le mur.
Elle sert également à donner une couleur neutre aux murs pour que la peinture puisse ressortir correctement sans être altérée par une couche plus foncée qu’on verrait au travers.

Avant de passer à l’étape suivante, il faut laisser un temps de séchage au primer. En général, 12 heures sont suffisantes, mais il vaut mieux attendre le lendemain pour être certain du résultat.

On passe enfin à l’action !

Ça y est ! Il est enfin temps d’appliquer la couleur tant désirée après toutes les étapes de préparation. Pour cela, on va verser un peu de peinture (qu’on a mélangé vigoureusement préalablement) dans le bac à peinture et mouiller le rouleau dedans. Il ne doit y en avoir ni trop, ni trop peu. On veille également à ne pas appuyer trop fort avec le rouleau ! Cela abîmerait les couches déjà présentes en enlevant de l’épaisseur, et donc de l’opacité.

Pour l’application en elle-même, on réalise les coins au pinceau pour plus de précision. En effet, le rouleau n’atteindra pas tous les endroits et tous les creux. Il est aussi plus compliqué à manier qu’un pinceau. Il vaut donc mieux ne pas prendre le risque d’endommager le châssis des fenêtres ou le chambranle de la porte avec de la peinture car cela est difficile à nettoyer.

Sinon, on va commencer à gauche si on est gaucher, et à droite si on est droitier. Pourquoi ? Tout simplement car cela nous permettra de prendre appui sur le mur avec la main libre sans endommager la peinture déjà appliquée. Les traces de mains, vous conviendrez que c’est moyen niveau déco !

Ensuite, la technique est de procéder par zones d’un mètre sur un mètre. On passe d’abord verticalement avec le rouleau, et puis on repasse sur la même zone horizontalement pour étendre la peinture. Lorsque l’on change de zone, on s’assure de ne pas laisser des pans de murs libres de peinture.

Une fois la première couche faite, on attend qu’elle sèche complètement avant de s’attaquer à la deuxième. On procède de la même manière.

N’oubliez pas d’enlever le ruban adhésif de masquage lorsque la peinture est encore humide si vous ne voulez pas voir des cassures le long des lignes occultées.

Et pour un mur bicolore ?

La façon d’appliquer la peinture reste la même. On procède donc par zones où l’on passe le rouleau plusieurs fois dans plusieurs sens pour qu’on ne voit pas de ligne de passage. Cependant, la préparation peut changer.

Dans le cas où vous opter pour un pan de mur foncé sur un mur clair, il faut toujours commencer par la couleur claire. Si vous faites le contraire, il se peut que l’espace de recouvrement se voit au travers car elle ne sera pas assez opaque pour occulter la peinture foncée.

Pour procéder, on peint donc toute la zone claire et on laisse sécher. On n’oublie pas de faire les deux couches avant de passer à l’étape suivante. Ensuite, on va tracer des repères au crayon le long du mur à intervalles réguliers. Vous pouvez ensuite vous aider d’une latte et d’un niveau à bulle, ou d’une ficelle enduite de craie. Pour cela, on fixe les deux extrémités de la ficelles avec du papier collant en s’aidant des repères. On vérifie qu’elle est droite, et on tire dessus avant de la relâcher d’un coup sec pour qu’elle rebondisse sur le mur et y laisse un trait de craie.

Ensuite, on s’aide de ce trait pour coller le ruban adhésif de masquage au-dessus. On peut ensuite peindre le reste du mur avec la peinture foncée. C’est fait !

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Vous voici fin prêt à vous lancer dans la peinture de votre maison ou appartement ! Amusez-vous bien 🙂

Alexandra, Home Ardenne

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